Yo,
Le blog change d'adresse, et de gueule aussi. Mettez le en favoris, ça vous détendra ; l'adresse, c'est là ! : http://lolmasta.wordpress.com/
Random Blog
shhh...
vendredi 2 décembre 2011
vendredi 28 octobre 2011
Nouvelle #1 : La Chasse d'eau.
"-Nah mais c'est bon j'en peux plus... Demain je règle le problème.
-T'as bien raison, j'sais même pas comment tu fais pour supporter ça chaque matin...
-Je procrastine, je procrastine... Putain quel mot d'merde - le genre de mots que les connards ou connasses prétentieux utilisent pour se donner un pseudo crédit de penseur New-Age à deux balles.
-Ouais enfin t'enflammes pas. Ça, c'est un autre combat !
-Grave, bon, j'te raconterai comment ça s'est passé."
Le lendemain, Joe se leva. Il grondait intérieurement, un orage de rage le rongeait ; les yeux collés par une nuit qu'il savait tuée par ce même réveil l'avait empêché de dormir à poings fermés. Il se frotta les yeux, vit son visage plein de haine dans le miroir de la salle de bain et passa sa tête sous l'eau. Les gouttes tombaient sur le lavabo d'un rythme lent, épousant la bonde noire dans des bruits aquatiques lourds.
Ploc...
Ploc...
Ploc...
L'iris nocturne comme la Marche Funèbre de Chopin, et galvanisé par ce qu'il fallait faire reflétait un visage démoniaque dans le miroir. C'était insupportable. Il était neuf heures et quarante minutes. Il enfila une tenue de corbeau, noir sur noir, des chaussures au pull. Il ferma sa porte et descendit les escaliers. Il s'arrêta au cinquième étage. Là, devant la porte de chez Madame Grobu, il adressa un doigt d'honneur au judas puis resta immobile quelques secondes. Il hésitait. Puis tourna le dos à la porte. S'apprêtant à gravir une marche pour rentrer chez lui et se calmer, sa jambe droite se figea au-dessus de la première marche. Une statue de haine... Il se ravisa, mit ses pieds sur le paillasson de Madame Grobu et toqua à la porte. Trois coups fermes comme le jugement au marteau de président d'un connard de juge acerbe.
Le judas émit un cliquetis latéral, un œil s'y invitant. Le verrou tourna et la porte s'ouvrit.
"Ah, bonjour Monsieur Killheimer !
-Bonjour.
-Que vous amène sur mon pallier en ce mardi matinal ?
-Hmm, pour tout vous dire, je suis gêné, voyez-vous je[...], la dame l'interrompit.
-Oh, c'est parce que je jouais du piano hier soir ?
-Non non, pas du tout, c'est juste que[...], deuxième interruption.
-Ah...je sais... Dit-elle en baissant le regard.
-Ah !
-Oui, c'est mon mari sans doute, il boit trop et parfois nous nous disputons, j'ai bon ?
-Oui j'ai remarqué que vous vous disputiez mais ce n'est pas ça, voyez-vous[...], troisième interruption.
-Ah je sais je sais, vous venez pour déguster un peu de mon jus d'orange maison alors ?" Dit-elle, offrant son plus beau sourire, rayonnant de douceur matinale - une candeur rare presque agaçante.
Monsieur Killheimer la poussa violemment de ses deux bras, l'impulsion de son mouvement partant de ses jambes, ancrées lourdement sur le sol. Elle n'eut pas le temps de crier et sa tête vint choir sur le parquet de chez elle. Il entra dans l'appartement et referma la porte derrière lui puis lui piétina le ventre ; elle était sonnée par le choc tandis qu'un liserai de sang s'échappait de son crâne. Sous les assauts des coups de pompe de Monsieur Killheimer, elle soupirait de douleur, trop affaiblie pour alerter l'immeuble. Il la prit par les cheveux et la traina sur le sol en cherchant la salle de bain qu'il trouva rapidement. Les traces de sang rappelèrent l'histoire du petit Poucet à Monsieur Killheimer, qui pensa qu'il n'aurait qu'à suivre celles-ci pour retrouver la sortie une fois l'affaire réglée.Gisant sur le sol, le ventre côté plafond, elle le regardait, assommée par la situation - elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait.
Monsieur Killheimer se mit debout afin de voir son visage et fou de rage déclara en chuchotant :
"Écoute moi bien sale pute. Tous les matins, je suis réveillé par une odeur nauséabonde qui me donne envie de vomir, de vomir sur le monde entier. "
Le regard de Madame Grobu parvint à suggérer une pointe d'interrogation malgré la douleur. Un léger bruit sortit de ses cordes vocales.
"Ta gueule, écoute moi ! Tous les matins, et c'est sans doute parce que mes fenêtres sont mal isolées, un exécrable parfum s'invite chez moi. Et tu sais ce que c'est ?"
La pauvre femme essayait de gigoter sa tête pour affecter un 'non' catégorique. En vain.
"Te fatigue pas, contente toi de m'écouter ! "
La peur enflait ses yeux et une larme de fatalité jaillit de son œil gauche.
"TOUS LES MATINS, TU VAS AUX TOILETTES ET TON ODEUR DE SALE MERDE DONT LES INTESTINS ET LE FOIE SONT POURRIS M’EMPÊCHENT DE ME LEVER DE BONNE HUMEUR SALE PUTE ! TOUS LES MATINS J'AI LA RAGE, ÇA FAIT SEPT ANS QUE JE ME RETIENS TU M'ENTENDS ? SEPT PUTAINS D’ANNÉES ! "
Elle pleurait. Sanglotait comme une enfant, ou comme une vieille dame qui va mourir autrement que de mort naturelle.
"Alors je vais te montrer comment je règle les soucis d'hygiène et de parfum peu exaltant. Ne bouge pas. OH WAIT YOU CAN'T MOVE LOL !"
Monsieur Killheimer ôta son pantalon, se plaça parfaitement au-dessus du visage de Madame Grobu, qui, paralysée par les évènements geignait de sonorités faibles, inspirée de terreur mortuaire. Il pouvait voir son regard terrifié, impuissant face à l'anus impitoyable de son voisin du dessus. Un étron pointait son nez, noir comme la haine, consistant comme l'odeur exhalant des toilettes de Madame Grobu. Elle ferma alors les yeux.L'excrément héroïque de Monsieur Killheimer vint frapper sa face de plein fouet dans un 'Shpok' peu ragoûtant. Un deuxième flot fécal - plus liquide - gronda en trombe dans le ventre du Méchant, s'extirpant rapidement de son postérieur de justicier intraitable. La diarrhée chaude coulait à flot sur le visage de Madame Grobu qui criait sans décibels sous la matière fécale jaunâtre au léger dégradé marron. Alors qu'elle semblait s'étouffer et après avoir terminé son jugement, Monsieur Killheimer attrapa un rouleau de papier toilette, s'essuya et jeta les feuilles au visage de Madame Grobu, morte étouffée par du caca, le visage noir de merde. Il remonta son pantalon, fit deux pas pour se laver les mains dans le lavabo, au savon, et en enjambant le cadavre de sa victime marqua un temps d'arrêt et dit, sans le regarder : "Ah au fait. J'ai mangé indien hier. "
Suivant la trace du sang non pas pour retrouver son chemin mais parce qu'il trouvait cela drôle - le petit Poucet ou l'excrément vengeur -, il prit la porte et la claqua.
"Ah Monsieur Killheimer ! Comment allez-vous ? Dit Monsieur Grobu, fraîchement sorti de l'ascenseur.
-Oh, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles vous savez !
-Ahah, je vois qu'on connait ses classiques !
-Très peu très peu.
-Et bien pour moi, tout est pour le pire dans le pire des mondes pires...
-Ah ? Que vous arrive-t-il ? Dit Le Killheimer, affectant de l'intérêt pour la vie d'un futur vieillard sénile.
-Approchez-vous... Monsieur Killheimer s'approche de Monsieur Grobu.
-Je n'ose pas en parler mais je crois que la voisine du dessous, celle du quatrième étage, a des soucis gastriques si vous voyez ce que je veux dire...
-T'as bien raison, j'sais même pas comment tu fais pour supporter ça chaque matin...
-Je procrastine, je procrastine... Putain quel mot d'merde - le genre de mots que les connards ou connasses prétentieux utilisent pour se donner un pseudo crédit de penseur New-Age à deux balles.
-Ouais enfin t'enflammes pas. Ça, c'est un autre combat !
-Grave, bon, j'te raconterai comment ça s'est passé."
Le lendemain, Joe se leva. Il grondait intérieurement, un orage de rage le rongeait ; les yeux collés par une nuit qu'il savait tuée par ce même réveil l'avait empêché de dormir à poings fermés. Il se frotta les yeux, vit son visage plein de haine dans le miroir de la salle de bain et passa sa tête sous l'eau. Les gouttes tombaient sur le lavabo d'un rythme lent, épousant la bonde noire dans des bruits aquatiques lourds.
Ploc...
Ploc...
Ploc...
L'iris nocturne comme la Marche Funèbre de Chopin, et galvanisé par ce qu'il fallait faire reflétait un visage démoniaque dans le miroir. C'était insupportable. Il était neuf heures et quarante minutes. Il enfila une tenue de corbeau, noir sur noir, des chaussures au pull. Il ferma sa porte et descendit les escaliers. Il s'arrêta au cinquième étage. Là, devant la porte de chez Madame Grobu, il adressa un doigt d'honneur au judas puis resta immobile quelques secondes. Il hésitait. Puis tourna le dos à la porte. S'apprêtant à gravir une marche pour rentrer chez lui et se calmer, sa jambe droite se figea au-dessus de la première marche. Une statue de haine... Il se ravisa, mit ses pieds sur le paillasson de Madame Grobu et toqua à la porte. Trois coups fermes comme le jugement au marteau de président d'un connard de juge acerbe.
Le judas émit un cliquetis latéral, un œil s'y invitant. Le verrou tourna et la porte s'ouvrit.
"Ah, bonjour Monsieur Killheimer !
-Bonjour.
-Que vous amène sur mon pallier en ce mardi matinal ?
-Hmm, pour tout vous dire, je suis gêné, voyez-vous je[...], la dame l'interrompit.
-Oh, c'est parce que je jouais du piano hier soir ?
-Non non, pas du tout, c'est juste que[...], deuxième interruption.
-Ah...je sais... Dit-elle en baissant le regard.
-Ah !
-Oui, c'est mon mari sans doute, il boit trop et parfois nous nous disputons, j'ai bon ?
-Oui j'ai remarqué que vous vous disputiez mais ce n'est pas ça, voyez-vous[...], troisième interruption.
-Ah je sais je sais, vous venez pour déguster un peu de mon jus d'orange maison alors ?" Dit-elle, offrant son plus beau sourire, rayonnant de douceur matinale - une candeur rare presque agaçante.
Monsieur Killheimer la poussa violemment de ses deux bras, l'impulsion de son mouvement partant de ses jambes, ancrées lourdement sur le sol. Elle n'eut pas le temps de crier et sa tête vint choir sur le parquet de chez elle. Il entra dans l'appartement et referma la porte derrière lui puis lui piétina le ventre ; elle était sonnée par le choc tandis qu'un liserai de sang s'échappait de son crâne. Sous les assauts des coups de pompe de Monsieur Killheimer, elle soupirait de douleur, trop affaiblie pour alerter l'immeuble. Il la prit par les cheveux et la traina sur le sol en cherchant la salle de bain qu'il trouva rapidement. Les traces de sang rappelèrent l'histoire du petit Poucet à Monsieur Killheimer, qui pensa qu'il n'aurait qu'à suivre celles-ci pour retrouver la sortie une fois l'affaire réglée.Gisant sur le sol, le ventre côté plafond, elle le regardait, assommée par la situation - elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait.
Monsieur Killheimer se mit debout afin de voir son visage et fou de rage déclara en chuchotant :
"Écoute moi bien sale pute. Tous les matins, je suis réveillé par une odeur nauséabonde qui me donne envie de vomir, de vomir sur le monde entier. "
Le regard de Madame Grobu parvint à suggérer une pointe d'interrogation malgré la douleur. Un léger bruit sortit de ses cordes vocales.
"Ta gueule, écoute moi ! Tous les matins, et c'est sans doute parce que mes fenêtres sont mal isolées, un exécrable parfum s'invite chez moi. Et tu sais ce que c'est ?"
La pauvre femme essayait de gigoter sa tête pour affecter un 'non' catégorique. En vain.
"Te fatigue pas, contente toi de m'écouter ! "
La peur enflait ses yeux et une larme de fatalité jaillit de son œil gauche.
"TOUS LES MATINS, TU VAS AUX TOILETTES ET TON ODEUR DE SALE MERDE DONT LES INTESTINS ET LE FOIE SONT POURRIS M’EMPÊCHENT DE ME LEVER DE BONNE HUMEUR SALE PUTE ! TOUS LES MATINS J'AI LA RAGE, ÇA FAIT SEPT ANS QUE JE ME RETIENS TU M'ENTENDS ? SEPT PUTAINS D’ANNÉES ! "
Elle pleurait. Sanglotait comme une enfant, ou comme une vieille dame qui va mourir autrement que de mort naturelle.
"Alors je vais te montrer comment je règle les soucis d'hygiène et de parfum peu exaltant. Ne bouge pas. OH WAIT YOU CAN'T MOVE LOL !"
Monsieur Killheimer ôta son pantalon, se plaça parfaitement au-dessus du visage de Madame Grobu, qui, paralysée par les évènements geignait de sonorités faibles, inspirée de terreur mortuaire. Il pouvait voir son regard terrifié, impuissant face à l'anus impitoyable de son voisin du dessus. Un étron pointait son nez, noir comme la haine, consistant comme l'odeur exhalant des toilettes de Madame Grobu. Elle ferma alors les yeux.L'excrément héroïque de Monsieur Killheimer vint frapper sa face de plein fouet dans un 'Shpok' peu ragoûtant. Un deuxième flot fécal - plus liquide - gronda en trombe dans le ventre du Méchant, s'extirpant rapidement de son postérieur de justicier intraitable. La diarrhée chaude coulait à flot sur le visage de Madame Grobu qui criait sans décibels sous la matière fécale jaunâtre au léger dégradé marron. Alors qu'elle semblait s'étouffer et après avoir terminé son jugement, Monsieur Killheimer attrapa un rouleau de papier toilette, s'essuya et jeta les feuilles au visage de Madame Grobu, morte étouffée par du caca, le visage noir de merde. Il remonta son pantalon, fit deux pas pour se laver les mains dans le lavabo, au savon, et en enjambant le cadavre de sa victime marqua un temps d'arrêt et dit, sans le regarder : "Ah au fait. J'ai mangé indien hier. "
Suivant la trace du sang non pas pour retrouver son chemin mais parce qu'il trouvait cela drôle - le petit Poucet ou l'excrément vengeur -, il prit la porte et la claqua.
"Ah Monsieur Killheimer ! Comment allez-vous ? Dit Monsieur Grobu, fraîchement sorti de l'ascenseur.
-Oh, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles vous savez !
-Ahah, je vois qu'on connait ses classiques !
-Très peu très peu.
-Et bien pour moi, tout est pour le pire dans le pire des mondes pires...
-Ah ? Que vous arrive-t-il ? Dit Le Killheimer, affectant de l'intérêt pour la vie d'un futur vieillard sénile.
-Approchez-vous... Monsieur Killheimer s'approche de Monsieur Grobu.
-Je n'ose pas en parler mais je crois que la voisine du dessous, celle du quatrième étage, a des soucis gastriques si vous voyez ce que je veux dire...
mardi 23 août 2011
Teh Lolmaster
Au fait, la série "Teh Lolmaster" tiendra en dix épisodes. Si vous avez lu les trois premiers et que vous n'êtes pas une quiche normande en mathématiques, alors vous conviendrez qu'il reste sept épisodes de délectation. Je ne les ai pas encore écrits, et bien qu'ayant tenté de pondre le quatrième épisode à deux reprises - sans succès, car peu satisfait du rendu - je n'abandonne pas la série. En revanche vous la lirez sur un autre blog, très prochainement ; qui accueillera mes nouveaux textes, d'un style moins larmoyant (on se refait pas, mais on peut évoluer, Dieu merci ! ...).
Après mon premier blog créé en 2006 sur lequel j'ai officié durant quatre ans, vomissant des fleurs tristes par nécessité thérapeutique inconsciente - soldée par un semi-échec ; puis celui-ci qui avait bien débuté mais s'est transformé au final en quelque chose de peu joyeux (je l'accorde c'est bon) ; ce qui suivra sera - normalement - différent de ce que j'ai pu proposer jusqu'à présent. Pour autant, je n'abandonnerai pas ma verve un brin poétique (on se refait pas, bis) mais ça risque d'être drôle, comme lorsque je suis à l'aise à l'oral, et qu'on me dit "t'es con !" en réaction à mes blagues tendrement farfelues.
Aujourd'hui j'ai réussi à réparer mon vélo en croyant ne pas y arriver, alors je me dis que tout est possible - c'est beau !
À suivre...avec la nouvelle adresse.
Après mon premier blog créé en 2006 sur lequel j'ai officié durant quatre ans, vomissant des fleurs tristes par nécessité thérapeutique inconsciente - soldée par un semi-échec ; puis celui-ci qui avait bien débuté mais s'est transformé au final en quelque chose de peu joyeux (je l'accorde c'est bon) ; ce qui suivra sera - normalement - différent de ce que j'ai pu proposer jusqu'à présent. Pour autant, je n'abandonnerai pas ma verve un brin poétique (on se refait pas, bis) mais ça risque d'être drôle, comme lorsque je suis à l'aise à l'oral, et qu'on me dit "t'es con !" en réaction à mes blagues tendrement farfelues.
Aujourd'hui j'ai réussi à réparer mon vélo en croyant ne pas y arriver, alors je me dis que tout est possible - c'est beau !
À suivre...avec la nouvelle adresse.
vendredi 19 août 2011
Nouveau blog, bientôt...
Yo,
C'est les vacances, tout est mort, ultradead, il se passe quasiment rien. Mais bon, le répit, ça fait du bien. Bref, très bientôt, je vais participer à un projet qui ne sera plus personnel comme ici. Donc le blog risque de tomber à l'abandon ; t'façon, je dois avoir allez! deux lecteurs ?! : mon père et ma sœur (quand je leur file le lien LOLOL).
Je passerai le lien ici, et hmmm, voila. C'est donc mon dernier message en soliste.
PS : il n'est pas exclu que je garde le blog à côté mais ça m'étonnerait.
PS2 : Playstation 2
PS3 : Playstation 3
PS4 : voila, quota de shitjokes rempli ;)
C'est les vacances, tout est mort, ultradead, il se passe quasiment rien. Mais bon, le répit, ça fait du bien. Bref, très bientôt, je vais participer à un projet qui ne sera plus personnel comme ici. Donc le blog risque de tomber à l'abandon ; t'façon, je dois avoir allez! deux lecteurs ?! : mon père et ma sœur (quand je leur file le lien LOLOL).
Je passerai le lien ici, et hmmm, voila. C'est donc mon dernier message en soliste.
PS : il n'est pas exclu que je garde le blog à côté mais ça m'étonnerait.
PS2 : Playstation 2
PS3 : Playstation 3
PS4 : voila, quota de shitjokes rempli ;)
samedi 13 août 2011
Teh Lolmaster : Episode 3 - Teh Lolmaster en vacances, dans un camping.
Leystan s'enfuyait parfois, histoire de ne plus pleurer en secret. Lui aussi avait le droit à des vacances ; revigorantes de soleil, d'eau de mer salée et de vent soufflant.
Sauf qu'il était solitaire...
Alors il allait au camping - pour montrer sa tente dont il était si fier. La "LoL 2 sec" : une tente calquée sur une idée très conceptuelle, déployable en deux secondes - une innovation pour l'époque ; l'idée de dire "Ouais, j'ai une tente deux s'condes" ne l'enchantant pas, il customisa la sienne.
Décorée par ses soins ; il avait dessiné deux hommes "secs", sur la toile. Deux hommes saouls, dans le sens où ils étaient très alcoolisés.
Elle ne s'ouvrait pas en deux secondes mais affichait une blague bien grasse. Le genre de blagues que les gens mettent plus de deux secondes à comprendre - ironiquement.
Le camping qu'il avait choisi s'appelait "Ici on rit dur, parce que c'est cool". Un nom bien trop exubérant pour être drôle, croulant de lourdeur, qui s'affaisse au fur et à mesure de sa relecture. C'était l'antre de la "beautifude", le cœur du mauvais goût, des habitudes inertes ; la prison de la liberté.
Pourtant, Leystan s'y amusait. Peut-être parce que le rire y était si forcé qu'il en devenait attachant après quelques viols.
Sa solitude l'attendait à l'entrée du camping, pendant qu'il participait à des lambadas mortes - car sans rythme. Mais il jouissait du contact social. Discuter sans lendemain, boire un verre et serrer une main...quelques plaisirs dans la vie d'un seul. Comme manger à table en compagnie de personnes inconnues, racontant des bêtises affreuses porté par le sens de la faute de goût...C'était ça, ou rien.
Un mardi, il s'était inscrit au tournoi de pétanque des campeurs : certains venaient pour se détendre, d'autres pour gagner ; Leystan, lui, venait pour sortir un classique "Tu tires ou tu pointes ?" avec un accent de la Canebière bien tordant. Personne n'appréciait sa blague. Elle était comprise en deux secondes mais s'échouait lamentablement comme ses boules, jetées plus ou moins en direction du cochonnet.
Un jour, il avait ramené un petit cochon avec lui, sur le terrain de boules :
"J'ai ramené un petit cochon, on n'aura pas besoin de cochonnet."
Il le disait d'un air très sérieux, les sourcils froncés, fixant de ses yeux perçants le vrai cochonnet. C'était la déroute dans l'esprit des gens : fallait-il rire ? Fallait-il faire semblant d'avoir compris et de rire ? Ou pire, ignorer ce mini-sketch ?
C'est alors qu'arrivèrent les terreurs du camp : les triplés Trololololol.
À chacune de leur entrée en scène, un jingle assourdissant sortait d'un mégaphone frappé de ringardise d'un sticker "Ici on rit dur, parce que c'est cool". C'était la chanson d'un vieux russe, du moins un sample de cinq secondes ; un court chant : le Trololololol.
Eddy, connaissait tous les tubes d'été des années 1970 à 2005. Le pauvre avait passé toutes ses vacances en camping depuis l'âge de six mois ; on disait de lui que son corps avait emmagasiné tellement d'expérience de danse-sur-dancefloor-beauf que s'il vomissait, on pourrait faire cinq milliards de 'Best-Of' de sa bile.
Teddy, n'avait aucun savoir chorégraphique de la Macarena. Mais lui, il avait la gagne, en toute circonstance. La légende disait qu'il n'avait perdu qu'une fois dans sa vie. Face à lui-même. Il jouait au ping-pong sur une table qu'il avait relevé - au niveau du filet - pour entrainer ses coups défensifs, seul ; la partie dura tellement longtemps qu'il tomba de fatigue, perdant contre lui-même.
Medhi, connaissait les horaires du petit-déjeuner, du déjeuner et du diner de chaque camping de France, mais également de toute la Wallonie en Belgique - il avait rencontré Ernst, un belge spécialiste de la frite en camping ; lequel l'eût offensé jadis, vers l'âge de cinq ans :
-Youpie, c'est l'heure des frites, j'espère en prendre plusieurs fois!
-Tu aimes les frites ? Une fois.
-Non, au moins trois fois, trois grosse plâtrées comme papa!
Le malaise du choc culturel d'un même langage, manié différemment.
-Ah d'accord, j'avais pas compris ami belge!
C'est pile 12.35, l'heure exacte ; ma maman m'a dit que c'était l'heure de manger du camping.
-C'est faux, une fois. Enfin plutôt deux fois qu'une : l'heure du déjeuner ici, c'est 12.36 - parce que Ghislaine est manchot et il lui faut une minute de plus que les autres cuisiniers pour éplucher les patates. À la bouche.
Et c'était vrai. Depuis ce jour, Medhi s'était promis de ne plus jamais manquer l'horaire d'un repas, à la minute près ; et d'apprendre quelques horaires belges, pour étaler son savoir auprès de Ernst - le belge assidu, semi-pervers masturbatoire, grand jouisseur des regards en coin, à l'affut de n'importe quel cul, aussi flasque et bas soit-il. Un coureur de mauvais jupons, ceux bondissant de cellulite, remuant d'absence de décence au rythme de "Viens danser" - créatrices de cécité...Sacré clin d’œil.
Leystan était là, sur le terrain de boules, avec son petit cochonnet rose qui hurlait comme s'il allait mourir ; face à lui, les triplés de la 'beautifude' absolue.
-Ton cochonnet ne servira à rien, on ne pourra pas le manger car même si on le cuisinait, il serait 21h45 et la cantine serait fermée ; je te rappelle que les horaires du diner sont les suivantes : de 19h30 à 21h44. Parce que Guylène a un fils manchot et souhaite rentrer une minute plus tôt chez elle pour s'en occuper.
-Medhi a raison. Mais viens on va régler ça sur le court de tennis! J'parie que j'te mets trois aces d'affilée! Sinon on peut faire un ping-pong, y a tournoi de ping-pong demain à 14h30! Sinon y a volleyball mais tu dois être trop petit pour faire un smash!
Eddy se mit alors à chanter le générique de Jeanne et Serge, le moment le plus beauf du monde pour faire une référence au volleyball. Tellement ringard que ça en devenait drôle.
"Jea-aahhnne, et Serge-euuuuh, coup de foudre en match de volleybo-oall!"
Leystan souriait, d'un air malicieux. Il se demandait s'il avait le droit d'utiliser le rire sans son costume frappé du 'LoL'. Mais Teh Lolmaster était une partie de Leystan. Petite, certes, mais elle était en lui.
"Eddy, tais-toi s'il te plait, tu chantes faux, plus faux qu'une casserole qui oserait s'essayer à la chanson! Plus faux que la fusion entre Cindy et Georges-Alain ; plus faux qu'un faussaire si actif qu'il ne distingue plus le faux du vrai!"
Eddy était désemparé, cassé de toute part. Il avait mal aux cottes parce que c'était drôle ; mais il se retenait, refoulant le rire et son sens de la dérision. Puis sa mâchoire prit la fuite, claquant quelques tubes claqués de toutes ses dents. "Héééé Macarenaaaaa-aaaah-AAAAAAAH" ; "Barracudaaaa!" ; "I will surviiiiiveee!" et les soupirs s'estompèrent...
"Medhi, n'aie pas la rage parce qu'un belge t'a humilié plusieurs fois, une fois! Il faut que tu gardes la pêche! Que tu aies la banane!...ou la frite! Arrête de regarder ta montre! Tu risquerais de devenir manchot à force de lever ton bras pour donner l'heure ; comme Ghislaine.
La montre de Medhi explosa, il perdit ses deux bras. Leystan riait comme un fou, tandis que Medhi - dit "Le Chronofrite" - demandait à son frère Teddy de lui prêter sa montre. Lequel lui attachait...mais elle tombait de son bras vu qu'il n'avait plus de main pour la tenir.
"Et toi Teddy..."
Celui-ci l'interrompit :
-Arrête Leystan, arrête! Ok ok, j'avoue, ta tente me fait rire, le jeu de mot entre "2 secondes" et "2 sec" est super lol. Mais je peux pas, j'ai pas le droit de rire, je serais pris pour un loser...
Leystan était tolérant. C'est peut-être pour cela qu'il passait ses vacances ici, parmi les beaufs, s'offrant en spectacle dans sa diatribe "ho-rires-pilante".
Il était le Socrate du rire : il accouchait le rire...par le rire.
-Tu peux rire, ça ne te fera pas de mal champion...et en acceptant les sourires larges, tu pourras prendre ta revanche face à toi-même!
Ce que tu fais est absurde, que veux-tu qu'il y ait de plus à gagner dans la vie que de vivre ? Vraiment, tu n'as pas besoin de vouloir être le plus grand joueur de tennis (de camping). Vois-tu, petit chat, chétif ; il faut que tu t'écoutes. Si tu dois rire, ris! Peu importe si le cadre n'y est pas propice - c'est le propre de l'humour, une surprise spirituelle, puis sonore.
Je n'ai jamais aimé ce côté moralisateur du Lolmaster. Mais il n'y pouvait rien...c'était comme ça.
Toujours est-il que ce jour-là, il avait révolutionné le mode de rire des campings.
Le samedi soir était enfin dansant : le DJ avait abandonné son single de Michel Sardou du Lac du Conemara pour passer du Aretha Franklin - et chaque paire de fesse devint divine ; les parties de pétanque étaient tellement endiablées de rires chaleureux que la compétition mourait dans les blagues ; et les heures de repas furent enfin réglées à des horaires ronds car Guylène démissionna juste pour faire rire son ancien patron et par là même, tout le camping.
Dès lors, Leystan arrêta de passer ses vacances au camping. S'essayant au 'couch-surfing', bastion des hippies 'new-age', moralisateurs et ennuyant de discours fraternels...beaucoup moins drôles que la mort de Jimi Hendrix (étouffé dans son vomi).
Teh Lolmaster, la peste de la rigolade, devait se répandre...sur d'autres contrées vacancières.
Pourfendant l'humour aux allures de Carambar® sec, prêt à illuminer chaque visage d'un beau sourire.
Sauf qu'il était solitaire...
Alors il allait au camping - pour montrer sa tente dont il était si fier. La "LoL 2 sec" : une tente calquée sur une idée très conceptuelle, déployable en deux secondes - une innovation pour l'époque ; l'idée de dire "Ouais, j'ai une tente deux s'condes" ne l'enchantant pas, il customisa la sienne.
Décorée par ses soins ; il avait dessiné deux hommes "secs", sur la toile. Deux hommes saouls, dans le sens où ils étaient très alcoolisés.
Elle ne s'ouvrait pas en deux secondes mais affichait une blague bien grasse. Le genre de blagues que les gens mettent plus de deux secondes à comprendre - ironiquement.
Le camping qu'il avait choisi s'appelait "Ici on rit dur, parce que c'est cool". Un nom bien trop exubérant pour être drôle, croulant de lourdeur, qui s'affaisse au fur et à mesure de sa relecture. C'était l'antre de la "beautifude", le cœur du mauvais goût, des habitudes inertes ; la prison de la liberté.
Pourtant, Leystan s'y amusait. Peut-être parce que le rire y était si forcé qu'il en devenait attachant après quelques viols.
Sa solitude l'attendait à l'entrée du camping, pendant qu'il participait à des lambadas mortes - car sans rythme. Mais il jouissait du contact social. Discuter sans lendemain, boire un verre et serrer une main...quelques plaisirs dans la vie d'un seul. Comme manger à table en compagnie de personnes inconnues, racontant des bêtises affreuses porté par le sens de la faute de goût...C'était ça, ou rien.
Un mardi, il s'était inscrit au tournoi de pétanque des campeurs : certains venaient pour se détendre, d'autres pour gagner ; Leystan, lui, venait pour sortir un classique "Tu tires ou tu pointes ?" avec un accent de la Canebière bien tordant. Personne n'appréciait sa blague. Elle était comprise en deux secondes mais s'échouait lamentablement comme ses boules, jetées plus ou moins en direction du cochonnet.
Un jour, il avait ramené un petit cochon avec lui, sur le terrain de boules :
"J'ai ramené un petit cochon, on n'aura pas besoin de cochonnet."
Il le disait d'un air très sérieux, les sourcils froncés, fixant de ses yeux perçants le vrai cochonnet. C'était la déroute dans l'esprit des gens : fallait-il rire ? Fallait-il faire semblant d'avoir compris et de rire ? Ou pire, ignorer ce mini-sketch ?
C'est alors qu'arrivèrent les terreurs du camp : les triplés Trololololol.
À chacune de leur entrée en scène, un jingle assourdissant sortait d'un mégaphone frappé de ringardise d'un sticker "Ici on rit dur, parce que c'est cool". C'était la chanson d'un vieux russe, du moins un sample de cinq secondes ; un court chant : le Trololololol.
Eddy, connaissait tous les tubes d'été des années 1970 à 2005. Le pauvre avait passé toutes ses vacances en camping depuis l'âge de six mois ; on disait de lui que son corps avait emmagasiné tellement d'expérience de danse-sur-dancefloor-beauf que s'il vomissait, on pourrait faire cinq milliards de 'Best-Of' de sa bile.
Teddy, n'avait aucun savoir chorégraphique de la Macarena. Mais lui, il avait la gagne, en toute circonstance. La légende disait qu'il n'avait perdu qu'une fois dans sa vie. Face à lui-même. Il jouait au ping-pong sur une table qu'il avait relevé - au niveau du filet - pour entrainer ses coups défensifs, seul ; la partie dura tellement longtemps qu'il tomba de fatigue, perdant contre lui-même.
Medhi, connaissait les horaires du petit-déjeuner, du déjeuner et du diner de chaque camping de France, mais également de toute la Wallonie en Belgique - il avait rencontré Ernst, un belge spécialiste de la frite en camping ; lequel l'eût offensé jadis, vers l'âge de cinq ans :
-Youpie, c'est l'heure des frites, j'espère en prendre plusieurs fois!
-Tu aimes les frites ? Une fois.
-Non, au moins trois fois, trois grosse plâtrées comme papa!
Le malaise du choc culturel d'un même langage, manié différemment.
-Ah d'accord, j'avais pas compris ami belge!
C'est pile 12.35, l'heure exacte ; ma maman m'a dit que c'était l'heure de manger du camping.
-C'est faux, une fois. Enfin plutôt deux fois qu'une : l'heure du déjeuner ici, c'est 12.36 - parce que Ghislaine est manchot et il lui faut une minute de plus que les autres cuisiniers pour éplucher les patates. À la bouche.
Et c'était vrai. Depuis ce jour, Medhi s'était promis de ne plus jamais manquer l'horaire d'un repas, à la minute près ; et d'apprendre quelques horaires belges, pour étaler son savoir auprès de Ernst - le belge assidu, semi-pervers masturbatoire, grand jouisseur des regards en coin, à l'affut de n'importe quel cul, aussi flasque et bas soit-il. Un coureur de mauvais jupons, ceux bondissant de cellulite, remuant d'absence de décence au rythme de "Viens danser" - créatrices de cécité...Sacré clin d’œil.
Leystan était là, sur le terrain de boules, avec son petit cochonnet rose qui hurlait comme s'il allait mourir ; face à lui, les triplés de la 'beautifude' absolue.
-Ton cochonnet ne servira à rien, on ne pourra pas le manger car même si on le cuisinait, il serait 21h45 et la cantine serait fermée ; je te rappelle que les horaires du diner sont les suivantes : de 19h30 à 21h44. Parce que Guylène a un fils manchot et souhaite rentrer une minute plus tôt chez elle pour s'en occuper.
-Medhi a raison. Mais viens on va régler ça sur le court de tennis! J'parie que j'te mets trois aces d'affilée! Sinon on peut faire un ping-pong, y a tournoi de ping-pong demain à 14h30! Sinon y a volleyball mais tu dois être trop petit pour faire un smash!
Eddy se mit alors à chanter le générique de Jeanne et Serge, le moment le plus beauf du monde pour faire une référence au volleyball. Tellement ringard que ça en devenait drôle.
"Jea-aahhnne, et Serge-euuuuh, coup de foudre en match de volleybo-oall!"
Leystan souriait, d'un air malicieux. Il se demandait s'il avait le droit d'utiliser le rire sans son costume frappé du 'LoL'. Mais Teh Lolmaster était une partie de Leystan. Petite, certes, mais elle était en lui.
"Eddy, tais-toi s'il te plait, tu chantes faux, plus faux qu'une casserole qui oserait s'essayer à la chanson! Plus faux que la fusion entre Cindy et Georges-Alain ; plus faux qu'un faussaire si actif qu'il ne distingue plus le faux du vrai!"
Eddy était désemparé, cassé de toute part. Il avait mal aux cottes parce que c'était drôle ; mais il se retenait, refoulant le rire et son sens de la dérision. Puis sa mâchoire prit la fuite, claquant quelques tubes claqués de toutes ses dents. "Héééé Macarenaaaaa-aaaah-AAAAAAAH" ; "Barracudaaaa!" ; "I will surviiiiiveee!" et les soupirs s'estompèrent...
"Medhi, n'aie pas la rage parce qu'un belge t'a humilié plusieurs fois, une fois! Il faut que tu gardes la pêche! Que tu aies la banane!...ou la frite! Arrête de regarder ta montre! Tu risquerais de devenir manchot à force de lever ton bras pour donner l'heure ; comme Ghislaine.
La montre de Medhi explosa, il perdit ses deux bras. Leystan riait comme un fou, tandis que Medhi - dit "Le Chronofrite" - demandait à son frère Teddy de lui prêter sa montre. Lequel lui attachait...mais elle tombait de son bras vu qu'il n'avait plus de main pour la tenir.
"Et toi Teddy..."
Celui-ci l'interrompit :
-Arrête Leystan, arrête! Ok ok, j'avoue, ta tente me fait rire, le jeu de mot entre "2 secondes" et "2 sec" est super lol. Mais je peux pas, j'ai pas le droit de rire, je serais pris pour un loser...
Leystan était tolérant. C'est peut-être pour cela qu'il passait ses vacances ici, parmi les beaufs, s'offrant en spectacle dans sa diatribe "ho-rires-pilante".
Il était le Socrate du rire : il accouchait le rire...par le rire.
-Tu peux rire, ça ne te fera pas de mal champion...et en acceptant les sourires larges, tu pourras prendre ta revanche face à toi-même!
Ce que tu fais est absurde, que veux-tu qu'il y ait de plus à gagner dans la vie que de vivre ? Vraiment, tu n'as pas besoin de vouloir être le plus grand joueur de tennis (de camping). Vois-tu, petit chat, chétif ; il faut que tu t'écoutes. Si tu dois rire, ris! Peu importe si le cadre n'y est pas propice - c'est le propre de l'humour, une surprise spirituelle, puis sonore.
Je n'ai jamais aimé ce côté moralisateur du Lolmaster. Mais il n'y pouvait rien...c'était comme ça.
Toujours est-il que ce jour-là, il avait révolutionné le mode de rire des campings.
Le samedi soir était enfin dansant : le DJ avait abandonné son single de Michel Sardou du Lac du Conemara pour passer du Aretha Franklin - et chaque paire de fesse devint divine ; les parties de pétanque étaient tellement endiablées de rires chaleureux que la compétition mourait dans les blagues ; et les heures de repas furent enfin réglées à des horaires ronds car Guylène démissionna juste pour faire rire son ancien patron et par là même, tout le camping.
Dès lors, Leystan arrêta de passer ses vacances au camping. S'essayant au 'couch-surfing', bastion des hippies 'new-age', moralisateurs et ennuyant de discours fraternels...beaucoup moins drôles que la mort de Jimi Hendrix (étouffé dans son vomi).
Teh Lolmaster, la peste de la rigolade, devait se répandre...sur d'autres contrées vacancières.
Pourfendant l'humour aux allures de Carambar® sec, prêt à illuminer chaque visage d'un beau sourire.
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vendredi 5 août 2011
Teh Lolmaster : Episode 2 - Teh Lolmaster vs Le Skeptikal
La nuit venait de tomber sur Mo'rose City.
Quelques chauves-souris tourbillonnant autour de pauvres lampadaires, des passants dont certains sont alcoolisés...un soir classique... Pourtant le ciel était évocateur d'un trouble, comme une interrogation planant sur la ville - ça sentait la patate.
Sur la grande place De La Sadness, un attroupement de quelques personnes, en cercle, formant une sorte de ring verbal. Au milieu, un grand homme très blond aux yeux verts vêtu d'une veste marron en motif de carrés stricts. Face à lui, deux jeunes hommes ayant un peu bu - sans doute de la bière - lui proférant des paroles aux allures de moquerie.
"Hé blondin, j'ai vu ta mère au marché hier, ahahahahah!
"Blondin" était une tornade de scepticisme, un type jamais convaincu, dont l'humour se résumait à une perte de temps ; alors il n'appréciait que très peu les railleries de ces deux clowns. Sauf qu'il n'était pas totalement humain...
Le Skeptikal, les journaux l'appelaient ainsi, était une sorte de mutant 'new-age' fabriqué à partir de cellules humaines et surtout d'un milliard de tonnes de miasmes et autres soupirs issus des S.A.R.L de la ville - recueillis dans des cuves toxiques dans un aspirateur de miasmes.
Un monstre créé de toute pièce afin d'inciter le peuple à travailler, en cassant toute forme de divertissement dans l'esprit des gens. Un super vilain, blond, aux yeux verts, mais n'ayant aucune conviction politique aussi nationaliste ou socialiste soit-elle. Le chef de file du scepticisme, pourfendeur du rire et des plaisirs d'humour.
Tout le monde connaissait Le Skeptikal, le vilain habillé d'une longue cape noire et d'un caleçon - uniquement - beige à pois verts. Même si des rumeurs racontaient qu'il se baladait parfois en civil, les deux jeunots ne savaient pas à qui ils s'adressaient, méconnaissable sans son costume de vilain si atypique...Et sous l'effet de l'alcool, ils ne mesuraient pas la portée de leurs blagues ; la vie est ironique, alors ils se retrouvèrent face à leur pire cauchemar. Qui avait un grand sens de l'éloquence et un humour froid, au goût de steak mal cuit :
"Tu as vu ma mère au marché ? Ce n'est pas possible, ma mère est décédée, tuée accidentellement par un chariot élévateur dans une grande surface. Il y a un an, neuf mois, huit jours et à peu près six heures."
Face à une telle absence d'humour, les deux jeunes furent sidérés. D'une part parce qu'ils avaient réveillé en quelqu'un la mémoire d'un mort cher ; d'autre part, choqués par la réponse si précise du Skeptikal.
Quelqu'un d'ordinaire aurait répondu : "Ma mère est morte sale connard" ou encore "Ah ouais ? Tu l'as vue à Franprix® ou à Lidl® ?" ou encore un combo : "Ma mère est morte dans un Leader Price®".
"Désolé, c'est mon petit frère, il a un peu bu, il ne sait pas ce qu'il dit..."
"C'est ce qu'ils disent tous : "Il ne sait pas ce qu'il dit...". Mais si vous ne vous divertissiez jamais, si vous arrêtiez toute substance suscitant la bêtise dans vos faits et gestes, alors vous seriez disposés à avoir une vie pleine de joie, fondée sur la passion de votre travail."
"Ta mère hé, fils de pute, ahahahah!"
Ritchie, le petit-frère, avait le sens du timing ; celui qui débloque une situation en un éclair.
Le Skeptikal vira au rouge et lui lança une super attaque : une méga enveloppe de couleur grise. Elle frappa Ritchie en plein esprit, lequel fut pris d'une folie surréaliste et se mit à crier des choses :
"Je dois faire un crédit, je dois faire un crédit, banque, banque, crédit, crédiiiiiitttt!"
Son grand-frère John tomba au sol, sur ses genoux, réalisant que son frère fut victime de La Méga Enveloppe De Factures ; il avait vu un reportage sur Le Skeptikal évoquant ses super pouvoirs : cette Méga Enveloppe ou "MEDF" avait le pouvoir de rappeler à chaque citoyen de Mo'rose qu'il devait s'engager financièrement à payer toutes ses factures, jusqu'à la fin de ses jours. Un concept de sceptique qui brise la liberté, qui accroche à la stabilité, celle qui danse avec l'ennui. Tous comme des suppôts de l'économie globale, dans un contrat sodomite à sens unique, tacite.
Il pleurait. Ses larmes étaient lourdes, de vraies petites enclumes liquides ; des larmes d'enfant, toutes mouillées.
Puis il cria. Un cri inhumain, viscéral. Ce cri, c'était l'appel du Lolmaster, le seul héros capable d'entendre la tristesse à travers la ville ; la dernière personne réceptive au mal des autres, un humaniste aux yeux rieurs.
Lorsque quelqu'un pleure si fort, un 'LoL' brillant s'invite dans le ciel, comme la lueur d'un projecteur puissant d'une caserne de pompiers - ou d'un autre super héros...
Teh Lolmaster était chez lui, regardant Ace Ventura, explosé de rire quant aux mimiques si personnelles de Jim Carrey - qui, ironiquement, n'est pas un homme si 'Carrey' que ça...
Ses yeux furent immédiatement appelés par le 'LoL' doré, flottant comme une blague sur les grattes-ciel d'une ville si morose.
Il arriva sur De La Sadness, et se dirigea vers John.
Il lui murmura quelque chose à l'oreille - je n'ai pas entendu - et John se mit à rire, remerciant le maitre du Lol par un sourire.
"Va rejoindre ton frère, raconte lui ce que je t'ai dit!"
John s'exécuta.
-Alors alors, on répand du scepticisme, on s'la joue grand blond stylé super carré ?
-Non. Je suis grand. Blond. Stylé et super carré. Mais je ne prêche que les règles de base de tout citoyen, celles qui mènent la société au stade de perfection.
-Écoute Falbala, hier je faisais mes courses...et j'ai vu ta mère! C'était chez Carrefour®. Elle achetait de l'huile pour aider son fils à éjecter ce balai moral qu'il a dans le cul.
La foule explosa de rire, même Ritchie qui divaguait entre le rire et les larmes : "Ahahahah, dans le cul, crédit, ahahah, huile de crédit de balai!" John, quant à lui rigolait deux fois plus, car son frère était quand même drôle malgré sa folie étrange.
Le Skeptikal avait un point faible : le rire des autres. Il grésillait dans ses oreilles de strict vilain, lui donnant des migraines douloureuses. Mais personne n'osait balancer des bêtises face à lui tant il inspirait la stabilité en toute circonstance. Excepté Teh Lolmaster.
-Monsieur le maitre du Lol, vous pourriez travailler à la radio pour y raconter vos blagues, dans le cadre de l'humour. Mais s'il vous plait, ne faites pas rire les gens, vous les déviez de leur activité.
-Justement, j'ai vu ta mère aussi à la radio, chez RTL®, après l'avoir vue à Carrefour® ; cette fois-ci, elle cherchait des boules Quiès® pour que tu sois sourd, afin de devenir muet et donc de fermer ta sale gueule.
Il avait littéralement cassé l'allégorie du scepticisme, Le Skeptikal, qui s'effondra ; tomba sur le sol et se brisa en mille feux d'artifice, formant un 'MDR' scintillant au-dessus des gens. Ces derniers, émerveillés, furent pris d'un sourire banane qui vira vite au rire.
Comme quoi, l'humour peut vaincre bien des soucis...ça me rappelle la fois où il s'est pris un râteau avec une femme dont il était tombé amoureux ; une autre fois, peut-être...
Quelques chauves-souris tourbillonnant autour de pauvres lampadaires, des passants dont certains sont alcoolisés...un soir classique... Pourtant le ciel était évocateur d'un trouble, comme une interrogation planant sur la ville - ça sentait la patate.
Sur la grande place De La Sadness, un attroupement de quelques personnes, en cercle, formant une sorte de ring verbal. Au milieu, un grand homme très blond aux yeux verts vêtu d'une veste marron en motif de carrés stricts. Face à lui, deux jeunes hommes ayant un peu bu - sans doute de la bière - lui proférant des paroles aux allures de moquerie.
"Hé blondin, j'ai vu ta mère au marché hier, ahahahahah!
"Blondin" était une tornade de scepticisme, un type jamais convaincu, dont l'humour se résumait à une perte de temps ; alors il n'appréciait que très peu les railleries de ces deux clowns. Sauf qu'il n'était pas totalement humain...
Le Skeptikal, les journaux l'appelaient ainsi, était une sorte de mutant 'new-age' fabriqué à partir de cellules humaines et surtout d'un milliard de tonnes de miasmes et autres soupirs issus des S.A.R.L de la ville - recueillis dans des cuves toxiques dans un aspirateur de miasmes.
Un monstre créé de toute pièce afin d'inciter le peuple à travailler, en cassant toute forme de divertissement dans l'esprit des gens. Un super vilain, blond, aux yeux verts, mais n'ayant aucune conviction politique aussi nationaliste ou socialiste soit-elle. Le chef de file du scepticisme, pourfendeur du rire et des plaisirs d'humour.
Tout le monde connaissait Le Skeptikal, le vilain habillé d'une longue cape noire et d'un caleçon - uniquement - beige à pois verts. Même si des rumeurs racontaient qu'il se baladait parfois en civil, les deux jeunots ne savaient pas à qui ils s'adressaient, méconnaissable sans son costume de vilain si atypique...Et sous l'effet de l'alcool, ils ne mesuraient pas la portée de leurs blagues ; la vie est ironique, alors ils se retrouvèrent face à leur pire cauchemar. Qui avait un grand sens de l'éloquence et un humour froid, au goût de steak mal cuit :
"Tu as vu ma mère au marché ? Ce n'est pas possible, ma mère est décédée, tuée accidentellement par un chariot élévateur dans une grande surface. Il y a un an, neuf mois, huit jours et à peu près six heures."
Face à une telle absence d'humour, les deux jeunes furent sidérés. D'une part parce qu'ils avaient réveillé en quelqu'un la mémoire d'un mort cher ; d'autre part, choqués par la réponse si précise du Skeptikal.
Quelqu'un d'ordinaire aurait répondu : "Ma mère est morte sale connard" ou encore "Ah ouais ? Tu l'as vue à Franprix® ou à Lidl® ?" ou encore un combo : "Ma mère est morte dans un Leader Price®".
"Désolé, c'est mon petit frère, il a un peu bu, il ne sait pas ce qu'il dit..."
"C'est ce qu'ils disent tous : "Il ne sait pas ce qu'il dit...". Mais si vous ne vous divertissiez jamais, si vous arrêtiez toute substance suscitant la bêtise dans vos faits et gestes, alors vous seriez disposés à avoir une vie pleine de joie, fondée sur la passion de votre travail."
"Ta mère hé, fils de pute, ahahahah!"
Ritchie, le petit-frère, avait le sens du timing ; celui qui débloque une situation en un éclair.
Le Skeptikal vira au rouge et lui lança une super attaque : une méga enveloppe de couleur grise. Elle frappa Ritchie en plein esprit, lequel fut pris d'une folie surréaliste et se mit à crier des choses :
"Je dois faire un crédit, je dois faire un crédit, banque, banque, crédit, crédiiiiiitttt!"
Son grand-frère John tomba au sol, sur ses genoux, réalisant que son frère fut victime de La Méga Enveloppe De Factures ; il avait vu un reportage sur Le Skeptikal évoquant ses super pouvoirs : cette Méga Enveloppe ou "MEDF" avait le pouvoir de rappeler à chaque citoyen de Mo'rose qu'il devait s'engager financièrement à payer toutes ses factures, jusqu'à la fin de ses jours. Un concept de sceptique qui brise la liberté, qui accroche à la stabilité, celle qui danse avec l'ennui. Tous comme des suppôts de l'économie globale, dans un contrat sodomite à sens unique, tacite.
Il pleurait. Ses larmes étaient lourdes, de vraies petites enclumes liquides ; des larmes d'enfant, toutes mouillées.
Puis il cria. Un cri inhumain, viscéral. Ce cri, c'était l'appel du Lolmaster, le seul héros capable d'entendre la tristesse à travers la ville ; la dernière personne réceptive au mal des autres, un humaniste aux yeux rieurs.
Lorsque quelqu'un pleure si fort, un 'LoL' brillant s'invite dans le ciel, comme la lueur d'un projecteur puissant d'une caserne de pompiers - ou d'un autre super héros...
Teh Lolmaster était chez lui, regardant Ace Ventura, explosé de rire quant aux mimiques si personnelles de Jim Carrey - qui, ironiquement, n'est pas un homme si 'Carrey' que ça...
Ses yeux furent immédiatement appelés par le 'LoL' doré, flottant comme une blague sur les grattes-ciel d'une ville si morose.
Il arriva sur De La Sadness, et se dirigea vers John.
Il lui murmura quelque chose à l'oreille - je n'ai pas entendu - et John se mit à rire, remerciant le maitre du Lol par un sourire.
"Va rejoindre ton frère, raconte lui ce que je t'ai dit!"
John s'exécuta.
-Alors alors, on répand du scepticisme, on s'la joue grand blond stylé super carré ?
-Non. Je suis grand. Blond. Stylé et super carré. Mais je ne prêche que les règles de base de tout citoyen, celles qui mènent la société au stade de perfection.
-Écoute Falbala, hier je faisais mes courses...et j'ai vu ta mère! C'était chez Carrefour®. Elle achetait de l'huile pour aider son fils à éjecter ce balai moral qu'il a dans le cul.
La foule explosa de rire, même Ritchie qui divaguait entre le rire et les larmes : "Ahahahah, dans le cul, crédit, ahahah, huile de crédit de balai!" John, quant à lui rigolait deux fois plus, car son frère était quand même drôle malgré sa folie étrange.
Le Skeptikal avait un point faible : le rire des autres. Il grésillait dans ses oreilles de strict vilain, lui donnant des migraines douloureuses. Mais personne n'osait balancer des bêtises face à lui tant il inspirait la stabilité en toute circonstance. Excepté Teh Lolmaster.
-Monsieur le maitre du Lol, vous pourriez travailler à la radio pour y raconter vos blagues, dans le cadre de l'humour. Mais s'il vous plait, ne faites pas rire les gens, vous les déviez de leur activité.
-Justement, j'ai vu ta mère aussi à la radio, chez RTL®, après l'avoir vue à Carrefour® ; cette fois-ci, elle cherchait des boules Quiès® pour que tu sois sourd, afin de devenir muet et donc de fermer ta sale gueule.
Il avait littéralement cassé l'allégorie du scepticisme, Le Skeptikal, qui s'effondra ; tomba sur le sol et se brisa en mille feux d'artifice, formant un 'MDR' scintillant au-dessus des gens. Ces derniers, émerveillés, furent pris d'un sourire banane qui vira vite au rire.
Comme quoi, l'humour peut vaincre bien des soucis...ça me rappelle la fois où il s'est pris un râteau avec une femme dont il était tombé amoureux ; une autre fois, peut-être...
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Teh Lolmaster
Teh Lolmaster : Episode 1 - la génèse d'un super-héros moderne.
Il existe un super-héros, doté de pouvoirs surpuissants ; surclassant tout super-héros ayant terrassé le Mal jusqu'à présent. Une arme massive, que dis-je, une armée à lui tout seul! Vêtu de son pyjama serré noir, marqué de son emblème : "Lol" d'un jaune doré... On l'appelle *roulements de tambours* : Teh Lolmaster.
La première fois que je l'ai rencontré, il devait avoir la trentaine - c'est peu important vu qu'il a officié jusqu'à sa mort...comme si la quête du Lol lui était divine.
C'était un type normal en réalité. Excepté son accoutrement qui se voulait 'hype' mais qui sombra dans la ringardise. L'idée lui était venue de Superman, un héros de merde dont la tenue ressemble à un pyjama pour enfant rêveur. En même temps, lui, il était rêveur, idéaliste. Il avait la vision d'un monde dans lequel tout le monde saluerait le rire, les blagues, le second-degré, l'ironie ; tant de pouvoirs qui sont en chacun d'entre nous.
Être un super-héros, c'est une vocation : et le plus souvent, un drame en est la cause. Teh Lolmaster était un maitre du rire. Personne ne résistait à ses boutades pleines de charme, un vrai coureur de jupons. S'il maitrisait si bien l'humour, c'est parce qu'il avait subi un traumatisme.
Enfant, sa mère s'était remariée avec quelqu'un - son père était décédé d'une crise de rire, alors qu'il assistait à l'enterrement de son propre père. Certains disent qu'il faut tuer le père pour s'émanciper : le père du Lolmaster avait choisi de tuer le sien puis de se suicider, dans une fantasque ironie. L'autopsie révéla qu'il mourut des suites d'une crise de nerfs transformée en rires ; sans doute parce que c'est triste de perdre son père.
Son beau-père, quant à lui, n'avait pas d'humour. Il prenait tout au pied de la lettre comme un jeune académique trop attaché à la réalité dure de chaque mot. Un type austère, peu chaleureux, qui méritait bien de pleurer de rire.
Leystan était un petit garçon au regard malicieux, toujours à l'affût de la moindre blague à faire, sans pour autant la réaliser ; un bouillon d'idées en fusion qui risquaient d'éclore à tout moment.
Seulement ce jour-là, il alla beaucoup trop loin pour l'entendement peu comique du beau-père.
Leystan avait une passion pour la dissection, passion survenue en classe de sciences naturelles - il avait développé une aisance du poignet si pure qu'il déchirait les grenouilles de son scalpel d'écolier. Ses yeux brillaient de joie quand la chair de l'être disséqué s'éparpillait en charpie, c'était une manifestation du Beau ; pour lui.
Alors il emmena le scalpel de l'école chez lui, comme pour sublimer sa malice, cherchant l'osmose entre deux hobbies : la dissection et les blagues.La nuit venue, lorsque son beau-père s'endormit sur le canapé devant une rediffusion de "Urgences", il le planta dans le bras, secouant vivement son scalpel ; c'était lyrique, beau. Le vieil austère chantait un opéra de douleur, pendant que des bouts de sa peau jonglait sur le rythme des coups d'un si petit couteau - théâtral.
De par la lourde baffe qu'il reçût, Leystan comprit que l'humour avait une limite : au moins celle de la douleur physique. Car même s'il riait de la situation, sa joue était rouge, il avait mal. Tout a un potentiel comique, même quelqu'un qui se fait disséquer vivant ; seulement, faire souffrir pour rire, c'est difficile d'en rire.
Par ailleurs, et par le symbole de son beau-père qui méritait des blagues, il était évident pour lui que son objectif principal serait de convertir les sceptiques au rire. Ceux qui ne rigolent jamais, qui ont toujours un sourcil froncé...Leystan se muait en Teh Lolmaster, le maitre du rire.
Ainsi naquit Teh Lolmaster, légendaire super-héros moderne aux pouvoirs dont la source est intarissable : celle de l'humour. Un super gentil veillant sur sa triste ville, Mo'rose City ; le genre de ville traquenard dans lequel un touriste ne veut surtout pas s'arrêter. Lugubre à souhait, des recoins sombres et des culs-de-sac frigides ; quelques trottoirs gris, à la peinture de crachats verts, des mendiants figés par la tristesse et des passants ivres de sérieux...
Aujourd'hui, on pourrait parler de la fusion entre Paris et Bangkok en terme d'équivalent : Pakok ou Bangris si vous souhaitez mettre un nom dessus. Un réseau de métro digne de New York avec cinq Central Station, l'odeur de l'urine parisienne et la pollution étouffante de la capitale thaïlandaise : un cauchemar pour un asthmatique agoraphobe détestant l'urée.
Ce fut son théâtre durant toute sa vie de super-héros, jusqu'à sa mort. Les planches dont je vous conterai les histoires, surtout si vous êtes tristes.
La première fois que je l'ai rencontré, il devait avoir la trentaine - c'est peu important vu qu'il a officié jusqu'à sa mort...comme si la quête du Lol lui était divine.
C'était un type normal en réalité. Excepté son accoutrement qui se voulait 'hype' mais qui sombra dans la ringardise. L'idée lui était venue de Superman, un héros de merde dont la tenue ressemble à un pyjama pour enfant rêveur. En même temps, lui, il était rêveur, idéaliste. Il avait la vision d'un monde dans lequel tout le monde saluerait le rire, les blagues, le second-degré, l'ironie ; tant de pouvoirs qui sont en chacun d'entre nous.
Être un super-héros, c'est une vocation : et le plus souvent, un drame en est la cause. Teh Lolmaster était un maitre du rire. Personne ne résistait à ses boutades pleines de charme, un vrai coureur de jupons. S'il maitrisait si bien l'humour, c'est parce qu'il avait subi un traumatisme.
Enfant, sa mère s'était remariée avec quelqu'un - son père était décédé d'une crise de rire, alors qu'il assistait à l'enterrement de son propre père. Certains disent qu'il faut tuer le père pour s'émanciper : le père du Lolmaster avait choisi de tuer le sien puis de se suicider, dans une fantasque ironie. L'autopsie révéla qu'il mourut des suites d'une crise de nerfs transformée en rires ; sans doute parce que c'est triste de perdre son père.
Son beau-père, quant à lui, n'avait pas d'humour. Il prenait tout au pied de la lettre comme un jeune académique trop attaché à la réalité dure de chaque mot. Un type austère, peu chaleureux, qui méritait bien de pleurer de rire.
Leystan était un petit garçon au regard malicieux, toujours à l'affût de la moindre blague à faire, sans pour autant la réaliser ; un bouillon d'idées en fusion qui risquaient d'éclore à tout moment.
Seulement ce jour-là, il alla beaucoup trop loin pour l'entendement peu comique du beau-père.
Leystan avait une passion pour la dissection, passion survenue en classe de sciences naturelles - il avait développé une aisance du poignet si pure qu'il déchirait les grenouilles de son scalpel d'écolier. Ses yeux brillaient de joie quand la chair de l'être disséqué s'éparpillait en charpie, c'était une manifestation du Beau ; pour lui.
Alors il emmena le scalpel de l'école chez lui, comme pour sublimer sa malice, cherchant l'osmose entre deux hobbies : la dissection et les blagues.La nuit venue, lorsque son beau-père s'endormit sur le canapé devant une rediffusion de "Urgences", il le planta dans le bras, secouant vivement son scalpel ; c'était lyrique, beau. Le vieil austère chantait un opéra de douleur, pendant que des bouts de sa peau jonglait sur le rythme des coups d'un si petit couteau - théâtral.
De par la lourde baffe qu'il reçût, Leystan comprit que l'humour avait une limite : au moins celle de la douleur physique. Car même s'il riait de la situation, sa joue était rouge, il avait mal. Tout a un potentiel comique, même quelqu'un qui se fait disséquer vivant ; seulement, faire souffrir pour rire, c'est difficile d'en rire.
Par ailleurs, et par le symbole de son beau-père qui méritait des blagues, il était évident pour lui que son objectif principal serait de convertir les sceptiques au rire. Ceux qui ne rigolent jamais, qui ont toujours un sourcil froncé...Leystan se muait en Teh Lolmaster, le maitre du rire.
Ainsi naquit Teh Lolmaster, légendaire super-héros moderne aux pouvoirs dont la source est intarissable : celle de l'humour. Un super gentil veillant sur sa triste ville, Mo'rose City ; le genre de ville traquenard dans lequel un touriste ne veut surtout pas s'arrêter. Lugubre à souhait, des recoins sombres et des culs-de-sac frigides ; quelques trottoirs gris, à la peinture de crachats verts, des mendiants figés par la tristesse et des passants ivres de sérieux...
Aujourd'hui, on pourrait parler de la fusion entre Paris et Bangkok en terme d'équivalent : Pakok ou Bangris si vous souhaitez mettre un nom dessus. Un réseau de métro digne de New York avec cinq Central Station, l'odeur de l'urine parisienne et la pollution étouffante de la capitale thaïlandaise : un cauchemar pour un asthmatique agoraphobe détestant l'urée.
Ce fut son théâtre durant toute sa vie de super-héros, jusqu'à sa mort. Les planches dont je vous conterai les histoires, surtout si vous êtes tristes.
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